Visite guidée au musée de la photo : les métiers

1. Les auteurs

August Sander

August Sander, né le 17 novembre 1876 à Herdorf, (Rhénanie- Palatinat) et mort le 20 avril 1964 à Cologne, est un photographe allemand.

C’est un portraitiste scrupuleux de la République de Weimar, il réunit photographie documentaire et pratique artistique, une démarche exemplaire aujourd’hui. Il qualifiait la photographie par trois mots : « Voir, observer, penser ».

La démarche de ce photographe professionnel qui s’engagea dans
une pratique artistique est une référence essentielle pour les artistes
photographes des années 1970 et 1980. Les études sur la réception
de son œuvre, inachevée à sa mort, puis reconstituée avec toutes les
difficultés que cela comporte, ne font que commencer. Elles s’avèrent essentielles au moment où les pratiques documentaires se multiplient dans et hors le champ artistique, remettant celui-ci en question.

a) Le contexte de la réalisation de ses œuvres

La crise
L’œuvre n’est pas issue de la crise (le Jeudi Noir de 1929), mais la précède et la reflète ensuite. Sous une apparente neutralité, elle porte la marque d’un climat d’affrontement Gauche / Droite en Allemagne qui se repère aussi dans le champ artistique de son époque : ainsi l’exposition Neue Sachlichkeit, Nouvelle Objectivité, pensée comme « un catalogue qui va de la Droite à la Gauche » par son organisateur le directeur de musée G.F. Hartlaub en 1925. C’est en effet en 1925 que Sander est convaincu par des peintres engagés à l’Extrême Gauche, de donner une forme artistique à son projet de documentation socio-historique. Suivant une démarche similaire, ceux-ci et en particulier Franz Wilhelm Seiwert, réalisent déjà des cartons de gravures sous forme de séries. En 1936 les planches d’Antlitz der Zeit furent détruites par l’administration nazie. En 1944 son fils aîné, membre du Parti ouvrier socialiste, mourait en prison.

Les hommes
Sander est d’abord photographe portraitiste professionnel, mais réalisera avec son atelier des commandes de publicité et des photographies d’architecture. Ce moyen de subsistance lui donne l’occasion de constituer un fond de « modèles » d’atelier. Il y puisera pour réaliser certaines des photos de son grand œuvre pour laquelle il revendiquera fermement ses ambitions artistiques (Lugon [15], p. 379). La distinction entre ces deux aspects de ses photographies devrait mieux être soulignée et analysée.

II. Margaret Bourke-White

Margaret Bourke-White est née le 14 Juin 1904 dans le quartier du Bronx à New York d’un père juif et d’une mère irlandaise. Elle fait ses études à l’université Columbia de New York où elle commença à s’intéresser à la photographie. Elle est une photographe et une photojournaliste américaine.

Elle est connue pour avoir été la première photographe étrangère à être autorisée à photographier l’industrie Soviétique, la première femme correspondant de guerre de l’armée américaine, et la première femme photographe pour Life où ses photographies apparaissent en couverture. Elle était une pionnière de la photographie de reportage et de documentaire est une légende aux États-Unis.

Elle meurt de la maladie de Parkinson environ 18 ans après avoir développé les premiers symptômes.

III. Georges Thiry

Georges Thiry aura surtout été les autres à travers les photographies qu’il en faisait. Les anonymes qu’il croisait en arpentant les rues de Verviers (qui le vit naître en 1904 et décéder en 1994) ou de Bruxelles (où il passa une bonne partie de sa vie comme fonctionnaire). Mais aussi les gens plus connus dans les cercles artistiques à tout le moins qu’il a chassés inlassablement dans les années 50 à 70.

En définitive, les 400 tirages qu’expose actuellement le Musée de la Photographie à Charleroi, offrent de lui le plus fidèle autoportrait qui soit. Un autoportrait tout de la générosité de son regard, mais aussi de l’évidence que ce celui-ci confère à tout ce dont il s’empare. Y défilent une part de ces nombreux instants qu’il a voulu retenir comme pour attester de son passage ici-bas et qui échappent à tout classement.

Faute d’étiquetage on le rangera donc parmi les naïfs, en pensant néanmoins à des noms prestigieux de l’histoire de la photographie qui semble-t-il ne l’intéressaient pas. Doisneau pour le pittoresque, Evans pour le vernaculaire, d’Ursel pour le portrait, et surtout, pour ses moments de subtile connivence avec les dames de petite vertu, l’admirable Bellocq.

le photographe

Où ? : dans la première salle, celle où il y a les

  • Combien de temps ? : 15 minutes
  • Matériel : la photo, des feuilles blanches, des tampons, l’application Snapchat

• Déroulement : Nous faisons entrer les enfants à l’intérieur de la pièce et nous nous dirigeons vers la photo que nous souhaitons leur faire découvrir. On va ensuite les amener à réfléchir sur ce qui est représenté sur la photo, « Qu’est-ce que vous voyez sur cette photo ? » ; « Quel peut être le métier de la dame ? ». On va écouter l’ensemble des hypothèses du groupe pour ensuite expliquer à tout le monde l’histoire de la photo et préciser le métier qui est représenté.

Dans un second temps, on va proposer aux enfants de se mettre dans la peau d’un photographe de l’époque et de créer à l’aide d’un tampon, une impression d’image. Le groupe sera séparé en deux, un groupe pour les tampons et un autre sur la photo d’aujourd’hui, qu’ils vivront grâce à la manipulation de la tablette et du GSM et une application qui transforme les visages.

Enfin, on va demander à un enfant de trouver dans le sac les objets qui correspondent au métier de photographe.

le soldat

Où ? : L’activité se déroule à l’extérieur et ensuite dans les couleurs qui mènent à la photo

Combien de temps ? : 15 minutes à l’extérieur et 10

• Matériel : la photo, un costume de militaire, une tablette pour prendre les photos, du matériel de psychomotricité (cerceaux, cônes, plots, barres horizontales, cônes pour mettre les barres), des sacs poubelles troués pour pouvoir protéger les vêtements des enfants, des objets à placer à travers le chemin pour aller jusque-là photo (casque, aigle plastifié, chemise, ceinture)

• Déroulement : Pour arriver à cette œuvre, nous
effectuerons un parcours psychomoteur. Cette activité est
prévue en extérieur. Si le temps ne s’y prête pas, nous utiliserons une des pièces du musée. Dans ce parcours, ils devront ramper, sauter, marcher en équilibre et devront effectuer bien d’autres actions. Afin que les enfants ne se salissent pas (herbe mouillée, boue), nous avons prévu des sacs poubelles à enfiler.

Une fois le parcours terminé, nous demandons aux enfants s’ils ont découvert mon métier. S’ils ont des difficultés, nous leurs demandons de piocher un indice. Une fois l’indice découvert, tout le monde saura que je suis un soldat. Les enfants devront se ranger comme des soldats et nous leur parlerons comme tel. Par exemple : « En rang », « Les mains le long du corps. » A ce moment, nous donnerons une consigne à nos petits soldats : « Soyez bien attentifs nous avons besoin de retrouver les traces d’un de nos amis gardez les yeux ouverts ! » « Ne sortez pas du rang et si vous pensez avoir vu quelque chose appartenant à notre ami, levez votre main ! »

Sur ces mots, nous ferons notre petit trajet et passerons à côté de divers objets que les enfants devront nous faire remarquer. Une fois arrivés devant l’œuvre, nous ferons mine de ne pas voir le soldat et là nous allons rouspéter en disant « où est donc passé ce soldat Pfff », nous attendrons donc des enfants nous disent mais il est là !  Devant le soldat, nous allons leur demander « à votre avis, pourquoi nous vous avons fait faire cette activité ? ». Ensuite, nous leur demanderons quel est son métier (ils sont censés nous die que c’est un soldat, un militaire…) puis nous leur expliquerons la photo en leur parlant de l’auteur et des éléments qui font partie de la photo (casque, tenue, émotions). On se servira des éléments trouvés en chemin afin de donner des pistes aux enfants à propos de la photo.

 

 

 

 

 

 

 

le cuisinier

  • Où ? : dans la pièce où se trouve la photo
  • Combien de temps ? : 15 minutes
  • Matériel : la photo, le jeu « memory » pour chaque équipe
  • Déroulement : Nous faisons entrer les enfants à l’intérieur de la pièce et nous nous dirigeons vers la photo que nous souhaitons leur faire découvrir. On va ensuite les amener à réfléchir sur ce qui est représenté sur la photo :« Qu’est-ce que vous voyez sur la photo ? ». On laisse le temps aux enfants de réfléchir et de décrire les choses qu’ils peuvent observer. On verbalise ensemble sur tous les éléments qui composent la photo.Ensuite, nous demandons aux enfants de réfléchir au métier du monsieur sur la photo :

    « A votre avis, quel est son métier à ce monsieur ? ». On laisse le temps aux enfants de réfléchir et d’émettre des hypothèses. On verbalise ensemble sur les métiers qui peuvent être illustrés sur la photo.

    ð Hypothèses des enfants : cuisinier, boulanger
    « Pour vous, qu’est-ce qui différencie un cuisinier d’un boulanger ? ».

    Hypothèses des enfants : le cuisinier fait tout et le boulanger il fait le pain

    Dans un premier temps, nous allons former des équipes allant de 2 à 3 enfants (en fonction du nombre d’enfants présents ce jour-là). Lorsque les équipes seront formées, nous allons distribuer un paquet de cartes à chaque équipe. Nous allons demander aux enfants d’étaler toutes les cartes face à eux afin qu’ils puissent toutes les voir. Nous prévoyons un temps de verbalisation sur ce que les images représentent (ce sont des éléments qui ont un lien direct avec le métier de cuisinier).

    « Que voyez-vous sur les différentes images ? ». Les enfants verbalisent les images qu’ils ont devant eux. Certains enfants relèvent le fait qu’il y a deux fois la même image.

    Dans un second temps, nous proposons aux enfants de jouer à un memory avec les cartes qu’ils ont devant eux. Nous expliquons bien aux enfants qu’ils doivent retourner toutes les cartes pour ensuite en retourner deux en espérant tomber sur les deux mêmes cartes.

    Nous réalisons cette activité sous forme de petites courses. A la fin, il ne restera que deux équipes. Pendant que les deux équipes terminent les jeux, nous réalisons un memory géant sur la cuisine (avec d’autres cartes) avec les enfants des équipes perdantes.

    Enfin, on va demander à un enfant de trouver dans le sac les objets qui correspondent au métier de photographe.

La quatrième étape : le maçon

Nous dirigeons vers la photo qui représente mon métier. Nous demandons aux enfants de s’installer sur le banc afin de pouvoir leur expliquer celle-ci. Nous les amenons à réfléchir sur ce que représente la photo, « Qu’est-ce que vous voyez sur cette photo ? » ; « Quel peut être le métier de cet homme ? ».

Nous leur expliquons qui a pris la photo et avec quels moyens.

Ensuite, nous leur proposerons un jeu de construction. Les équipes seront composées de 2 ou 3 enfants. Chaque équipe recevra un certain nombre de lego (le même nombre pour tous). Ils devront construire une maison sur le support qui leur sera donné. Le gagnant de l’épreuve sera celui qui aura fini sa maison avant la fin du temps impartit.

Enfin, on va demander à un enfant de trouver dans le sac les objets qui correspondent au métier de médecin.

La cinquième étape : le médecin

  • Où ? : dans la salle où se trouve la photo
  • Combien de temps ? : 15 minutes
  • Matériel : la photo, une tablette par enfant avec l’application du chirurgien

• Déroulement : Nous faisons entrer les enfants à l’intérieur de la pièce et nous nous dirigeons vers la photo que nous souhaitons leur faire découvrir. On va ensuite les amener à réfléchir sur ce qui est représenté sur la photo :

« Qu’est-ce que vous voyez sur la photo ? ». On laisse le temps aux enfants de réfléchir et de décrire les choses qu’ils peuvent observer. On verbalise ensemble sur tous les éléments qui composent la photo.

ð Autres questions possibles : « Pourquoi portent-ils des masques ? », « A quoi sert la lampe ? », « Quel peut être le métier de cet homme ? »

Ensuite, nous demandons aux enfants de réfléchir au métier du monsieur sur la photo :

« A votre avis, quel est son métier à ce monsieur ? ». On laisse le temps aux enfants de réfléchir et d’émettre des hypothèses. On verbalise ensemble sur les métiers qui peuvent être illustrés sur la photo.

Hypothèses des enfants : Médecin, infirmier, chirurgien

Dans un second temps, nous allons proposer aux enfants de se mettre dans la peau d’un chirurgien grâce au jeu qui se trouve sur la tablette. Chaque enfant aura sa tablette afin qu’ils puissent tous jouer de manière individuelle. Pour cette activité, nous allons veiller au respect des règles concernant les tablettes.

Enfin, on va demander à un enfant de trouver dans le sac les objets qui correspondent au métier de médecin.

détail de la visite